Inhabituel. Durant trois soirs cette semaine, le saxophoniste s’installe aux Grandes Voûtes comme à La Clef de Voûte. Autour de lui, quelques-uns des meilleurs musiciens du lieu. Au programme, un saut de six heures dans le répertoire jazz « classique »
A marquer d’une pierre blanche. David Sauzay est donc à Lyon cette semaine trois soirs le temps d’une « résidence ». Résidence ? Personne n’a oublié celles de l’Amphi Opéra de Lyon qu’y fomentait il n’y a pas si longtemps François Postaire. Résidence ? Un moment particulier qui permet à un musicien d’approfondir et d’apprivoiser, avec des comparses, un répertoire, à le jouer ensemble, et, in fine, à se l’approprier.
David Sauzay a donc accepté l’invitation de la Clef de Voûte. Le thème : le répertoire « classique », soit, pour aller vite, de 1920 à 1980. Vaste. A ses côtés, des piliers des lieux, dont Stéphane Vincenza, Heliodore Perrot, Cédric Perrot ou Cléobule Perrot.
« Le but est de jouer le répertoire, explique le saxophoniste, de connaître ainsi le plus de morceaux possibles mais aussi de les faire vivre….. le graal c’est de jouer ». Et aussi de s’affranchir de la partition : « c’est vraiment une grosse différence ; l’impro est quelque chose de très personnel (…) on crée du vocabulaire ».
On est donc averti(s) : durant cette résidence, le saxophoniste ne devrait pas évoquer son dernier album, Belonging, sorti au printemps dernier en quartet. En attendant la sortie du prochain, David Sauzay multiplie les expériences, les sets, les rencontres et développe son travail pédagogique (cours, visioconférences et méthodes telles que les « Cahiers de l’Improvisation »).
Et donc pour une fois, cette résidence.
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Conseil : Comme d’habitude, prendre ses précautions avec les deux caveaux qui affichent très souvent « complet (s)».
