Jazz In Lyon

DU JAZZ SUR LES ONDES 

JAZZ CHORUS  : Les rares pépites de Jazz à Vienne 2026

Une programmation qui pourrait s’appeler : « Podium Jazz A Vienne 2026 » car il ne fait aucun doute,  et les afficionados rencontrés partagent ce choix, que brille comme une évidence ce tiercé rempli de « M » : Maria, Melissa et Marcus

L’équipe réunie par Marcus Miller pour célébrer la naissance de Miles Davis a la légitimité évidente de réunir sur la scène ceux qui étaient aux côtés de l’illustrissime trompettiste lorsque, au début des années quatre-vingt, après une retraite de plus de cinq ans, il décida de retourner en studio et en tournées mondiales. Quelques quarante-cinq ans plus tard, Bill Evans, Mike Stern et Mino Cinelu sont toujours actifs dans l’univers du jazz, ils sont à leur tour devenus des maîtres. On aura regretté l’absence d’ Al Foster, l’ami de Miles qu’il est allé retrouver en mai 2025. Et celle de Russell Gunn qui aura joué Miles sans jamais le copier mais juste l’évoquer.

Melissa Aldan ….. et  le pianiste Levi Harvey

 De la saxophoniste Melissa Aldana vous savez sans doute déjà beaucoup puisque vous écoutez mes programmations. New Yorkais originaire du Chili, première de toutes les classes (Lincoln Center, Monk Institute, Berklee College…) et que j’avais découvert improvisant derrière sa copine Cécile McLorin Salvant. A en juger par l’honorabilité des musiciens qu’elle remercie et qui ont aussi été ses mentors, ça calme : George Coleman, George Garzone, Greg Osby, Bill Pierce, Jimmy Heath… Quelle magnifique rencontre avec le trio de très grande classe réuni par le pianiste Levi Harvey qui, lui aussi, rafle tous les prix et les honneurs (récemment le 1er prix du concours international de piano jazz de Lausanne, jury sous la présidence d’Hervé Selin qui succède à Martial Solal) et dont, évidemment, nous devons suivre l’actualité ; espérons, mais ce n’est pas gagné, qu’ils seront tous les quatre en studio prochainement pour nous offrir cette mélancolie qui semble les lier…

Et, bien sûr, Maria Schneider 

Et la compositrice, arrangeuse et cheffe d’orchestre Maria Schneider que je diffuse régulièrement aussi. Concert superlatif d’une musicalité inouïe qu’elle dirige telle une sylphide devant ce gang espagnol de vingt deux musiciens que nous découvrons. Ce n’est pas la première fois qu’elle mène avec élégance et précision le Clasijazz big band et ce n’est pas innocent. Avec eux elle a trouvé une certaine légitimité pour ses écrits « espagnols » sur lesquels on aura identifié quelques sonorités de son Mentor Gil Evans, notamment pour donner son Bulería, Soleá y Rumba. Antonio Lizana donne sa voix, son saxophone alto et l’accordéoniste belge Philippe Thuriot nous aura offert un solo magistral de sensibilité et d’émotion où l’instrument se mêle à son sifflet.

Autour d’un premier bilan des scènes d’été:

 

 

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