Pour la 1ère fois en 45 ans de Festival, la canicule a très fortement impacté le Festival durant une bonne partie de ses 17 jours. Si l’on a pu recenser comme l’année dernière 87 000 festivaliers au théâtre antique, c’est Cybèle le cœur du festival qui a le plus pâti des fortes chaleurs avec 17 000 festivaliers en moins.
Thierry Kovacs, président ; Samuel Riblier directeur et Guillaume Anger, directeur artistique
Si l’on peut donner la tonalité du bilan du festival de Jazz tiré samedi 11 juin, jour de clôture, par les organisateurs de Jazz à Vienne, celle-ci se traduira par un seul mot : soulagement !
« Quand nous avons constaté les conditions météo dès le début du Festival, nous étions inquiets », reconnaît Thierry Kovacs, président de Jazz à Vienne.
Surtout quand dans le même temps des Festivals comme Solidays ou Garorock étaient carrément obligés d’annuler ; ou de raccourcir leur programmation pour d’autres, avec tout ce que cela implique de coût financier et de fragilisation.
Rien de tout cela, se félicita Thierry Kovacs. Situé en plein ville, facile d’accès, notamment par les transports en commun, le théâtre antique s’est finalement révélé résilient en mode canicule, notamment grâce à toute une logistique mise en œuvre : brumisateurs, désoiffeurs, etc.
Au final en 17 jours de Festival (contre il est vrai 16 jours l’année dernière), Jazz à Vienne réussit la gageure d’afficher cette année un total de 87 000 festivaliers sur les gradins du théâtre antique. Un chiffre identique à celui de l’année dernière.
« On a perdu 17 000 festivaliers »
Ceci pour la partie payante. La partie gratuite, celle se déroulant à Cybèle a moins bien tenu le choc de la canicule puisqu’on n’a recensé cette année que 102 000 festivaliers contre 119 000 en 2025 : « on a perdu 17 000 festivaliers », reconnait Thierry Kovacs.
L’exposition consacrée à Miles Davis à l’église Saint-Pierre a elle, drainé beaucoup de monde : 5 500 personnes ; tandis que le Club à Minuit a rassemblé à peu près autant de public que l’année dernière : 8 000. Les autres animations de Jazz à Vienne, Jazz musée , Supers dimanches ont eu drainé 13 000 festivaliers
Au total, donc, le Festival , tous lieux confondus aura attiré cette année 210 000 festivaliers contre 222 000 l’année dernière.
Rien donc qui puisse obérer les finances du Festival puisque la partie payante se révèle à l’identique ; mais aussi et Thierry Kovacs, le souligna, la société Cybèle Production qui gère Jazz à Vienne a aussi la responsabilité des 14 autres concerts de l’été, hors Jazz à Vienne de Christophe Mahé, à GIMS, en passant par Sting dont huit affichent complets.
La stratégie du fil rouge confortée
Ces bons chiffres du bilan du Festival 2026 confortent la stratégie menée par Samuel Riblier, directeur du Festival et Guillaume Anger, directeur artistique qui consiste en un savant équilibre entre le Jazz et les autres esthétiques plus ou moins proches qui cohabitent, permettant de maintenir à ce festival la fibre jazzy, comme l’illustrèrent notamment la soirée d’ouverture avec Erik Truffaz et Stéfano di Battita, la soirée Blues, les concerts de Vincent Peirani ou de Molly Johnson ; bien sûr celui consacré à Miles et Coltrane avec Marcus Miller qui a fait le plein, voire la soirée Jazz au féminin avec Samara Joy, l’avant-dernière soirée du vendredi 10 juillet.
Cela signifie que des soirées très jazz, mais à petites jauges (2 500 à 3 000 festivaliers, cette année, par exemple), continueront à exister aux côtés de soirées drainant un public beaucoup plus large.
Au final la direction prise par l’équipe actuelle est confortée, ce qui peut augurer d’une prochaine édition en 2027 dans la même veine…
Jazz à Vienne 2027 : du 27 juin au 10 juillet
On connait d’ailleurs déjà les dates de l’édition 2027 : ce sera du 25 juin au samedi 10 juillet 2027.
Avec ou sans canicule…
