Créer ex-nihilo un nouveau club de Jazz offrant seulement une cinquantaine de places était un pari risqué dans une ville moyenne comme Vienne (32 000 habitants), fut-elle la capitale régionale du Jazz grâce à son Festival.
C’est pourtant ce pari qu’a tenté, après avoir quitté Lyon, il y a deux ans, Roger Boghossian avec toute une équipe de bénévoles et son collectif de musiciens en installant le 1er caveau de jazz créé à Vienne, sous la Poste principale du cours Brillier.
D’aucuns ne donnaient pas cher de la peau de ce pari.
Ils ont eu tort.
Deux ans après, le Club Saint-Georges ne cesse se voir ses bases s’affermir, mais si ces bases doivent encore se consolider pour assurer définitivement son avenir.
35 % de taux de remplissage la 1ère année
La 1ère année, le taux de fréquentation ne dépassait pas les 35 %. La saison dernière il est monté à 50 %.
« Nous souhaitons arriver à 80 % de taux de remplissage cette nouvelle saison », expliquait le créateur du Club, Roger Boghossian, également batteur, vendredi 25 septembre en fêtant le 2ème anniversaire de l’arrivée de ce Club de jazz à Vienne.
Un début de saison prometteur
Un vœu en passe d’être exaucé ?
Les deux premiers concerts de la saison, vendredi soir consacrés à Ella Fitzgerald étaient tous les deux complets. De bon augure.
Sur la scène du Club, un quatuor entièrement féminin menée par la chanteuse Emilie Barber et constitué d’élèves de 3ème cycle de l’ENM de Villeurbanne et du Conservatoire de Lyon qui proposait brillamment une création consacrée à la chanteuse iconique, Ella Fitzgerald décédée en 1996 qui s’est produite au cours des premières années du Festival à Jazz Vienne et qui a donné son nom au lycée de St-Romain-en-Gal.
Ce concert illustrait le programme qu’entend mener Roger Boghossian et son équipe : faire venir des musiciens reconnus comme le saxophoniste auréolé d’une Victoire du Jazz, Baptiste Herbin la saison dernière ou encore la chanteuse canadienne Térez Montcalm, la marraine du Club, annoncée pour 2027, mais dans le même temps, proposer pour une bonne part de la programmation, des artistes de la génération montante.
La carte de la transmission
Une génération montante, des artistes émergents dont le niveau à la sortie des Conservatoires ne cesse de s’élever comme on a pu s’en rendre compte sur le scène du Club de jazz viennois, vendredi soir.
« Notre volonté au club est de jouer la carte de la transmission » explique Roger Boghossian, ravi de voir parmi les spectateurs vendredi, dix élèves du lycée Ella Fitzgerald.
« Nous sommes contents de la façon dont nous nous ancrons à Vienne, nous sommes en train de pérenniser le Club Saint-Georges », se félicite -t-il.
Il reconnaît toutefois que cette 3ème saison sera importante car « ce sera assurément une saison charnière ».
Billie Holiday en octobre
En tout cas, la confiance est là. A telle enseigne que le Club sortira aussi cette saison de ses murs, avec notamment des concerts au printemps à la salle-de-fêtes de Vienne autour du thème du Jazz et des spectacles musicaux.
En attendant, les prochains sets sont programmés le 18 octobre : ils seront consacrés à une autre chanteuse iconique : Billie Holiday…
Photos Guy Carlier
Club Saint-Georges ; CLIQUEZ ICI
