Jazz In Lyon

Samara Joy : l’émotion pure – Festival de Vienne – vendredi 10/07/26

Samara Joy

A 27 ans seulement, mais déjà auréolée de trois Grammy Award, dont un décerné cette année pour son dernier opus « Portrait », Samara Joy est en train de devenir, concert après concert, une diva du jazz.

Prenant chaque année un peu de maturité, la chanteuse originaire du Bronx est en train de s’imposer pamir les étoiles du Jazz, pas si nombreuses par ailleurs, désormais.

Il n’y a pas si longtemps, il y a trois ans, en 2023, elle passait discrètement au milieu de cinq ou cinq formations pour la All Night de clôture de Jazz à Vienne.

Vendredi pour la soirée consacrée aux femmes du Jazz, faisant irruption sur la scène du théâtre antique en pantalon noir et tunique turquoise, elle s’affichait cette fois en tête d’affiche.

Il y a d’abord sa voix. Chaude. Profonde. Au swing naturel. Au large registre. Capable de toutes les nuances les plus subtiles.

Elle était entouré pour ce concert d’un septet qui sonne comme un big band et composé de Conor Rohrer au piano, d’Eli Feingold au trombone, d’Evan Sherman à la batterie, de Martin Jaffe à la contrebasse, de Jason Charos à la trompette et arrangeur du projet, de Davis Mason au saxophone alto, et enfin de Kendrick McCallister au saxophone ténor.

Des musiciens tous de hautes volée qui s’exprimèrent chacun lors de superbes solos tout au long du concert.

Au côté, notamment, d’une reprise de Duke Ellington, elle interpréta avec brio, un certain nombre de chansons tirées de son dernier opus fort remarqué : « Portrait ».

Et surtout ce qui fait les grandes chanteuses : apte à se transformer en de l’émotion pure, accrue en fin de concert par une nuée d’éclairs tout autour de la scène et un vent tourbillonnant comme pour mieux porter au dehors du théâtre antique, cette émotion clôturant sous les ovations et à bon escient cette fort belle soirée…

Un concert par ailleurs capté par QWest TV.

Dominique Largeron

Quitter la version mobile