Parlez de Moondog à un musicien de jazz ou non, et il saute aussitôt au plafond. C’est à la fois un mystère et une icône. En tout cas, ce musicien qui a été SDF une partie de sa vie et que l’on pouvait trouver avec son casque de viking au coin de l’intersection de la 53 ème rue et de la 6ème avenue à Manhattan et que chérissait aussi bien Charlie Parker que Steve Reich est un univers à lui tout seul.
Ceci explique que le pianiste lyonnais François Mardirossian, également directeur artistique de la Trinité à Lyon, a enregistré un disque qui sortira le 20 mars consacré à Louis Thomas Harding, alias Moondog.
Le pianiste qui n’aime tien tant que de se lancer de nouveaux défis explique : « Il y a longtemps que je marche dans les pas de ce musicien nomade, bâtisseur de rythmes, orfèvre sonore qui façonnait chaque pièce comme un diamant où se reflète la lumière : selon le moment ou l’inclinaison, tout change, tout séclaire différemment. C’est le propre des pépites ! »
D’où justement du nouvel opus du pianiste : « Pépites ».
Un disque qui fait suite à un premier de François Mardirossian consacré au compositeur inclassable, sorti en 2019 chez CHOC Classica.
« Ce deuxième enregistrement me permet d’aborder plus d’œuvres, plus de sonorités moondogiennes, avec toujours plus d’amour pour ce viking pacifique… », s’enthousiasme le pianiste adepte du viking…
-François Mardirossian, « Moondog, Pépites » sortie le 20 mars, 18,99 euros à la Fnac, 68 mn.: Autumn Leaves, Snow Flakes, Chaconne In A Minor Für Fritz, Dance In The Aeolian Mode, Art Of The Canon Book Iv No 1, Fiesta, Pastorale, etc.
