
Orange Blossom, ce groupe nantais qui existe depuis 20ans écume les scènes nationales et internationales présentait au Transbordeur vendredi dernier « Spells From the Drunken Sirens » quatrième album du groupe, sorti en mai 2024 après huit ans d’attente.
Orange Blossom mêle avec élégance et efficacité des styles musicaux très divers : world music – arabes, africaines, orientales, latines – dans une enveloppe pop progressive et électro. Derrière ce projet singulier se cachent deux figures emblématiques : Carlos Robles Arenas et Jean-Pierre Chabot.
Au centre du groupe, une chanteuse syrienne Maria Hassan. Exceptionnelle, elle porte toute la dramaturgie des compositions et apporte avec une rare intensité, toutes les émotions allant du désespoir à la douceur et la joie : une très grande chanteuse. Maria Hassan habite aujourd’hui en France ayant fuie la Syrie lors du déclenchement du conflit.
Autour d’elle, le violoniste Jean-Pierre Chabot, apporte les envolées lyriques et les relances. Derrière, un batteur/percussioniste et un autre percussioniste principalement aux congas et aux jumbbés et enfin un guitariste à la fois punk, rock, triturant les sons et agrémentant le tout de solos de guitares très stylisés.
Le groupe est très soudé et la musique est très compacte, très bien construite, riche et envoutante.
Malheureusement aucun échange avec le public et une bande son omniprésente et très énigmatique pour un groupe de scène. Par contre sur cette bande son, l’écriture des arrangements est très pointue et les lignes de basse sont à tomber.
De ce concert, on ressort dans une grande ambivalence : d’une part émerveillés par la qualité et l’originalité de la musique et d’autre part assez frustrés, quelque peu lassé de morceaux construit sur la même structure : chant/ harmonie qui démarrent doucement puis relance des percus et élévation de la tension pour finir souvent trop abruptement.
Bonne soirée quand même, mais je préfère écouter sur album. Gloups!!!
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