JAZZ CHORUS : de Bernard Jean à Kristof Négrit
Rendez-vous mercredi soir pour une nouvelle incursion vers deux disques qui viennent de sortir. Du vibraphoniste au percussionniste, tous deux bien entourés, sans oublier Jean-Michel Lamazou, histoire de chanter un peu
A son accent qui chante, on le devine évidemment, le vibraphoniste Bernard Jean vient du midi, commente Philippe Simonci, en préambule d’une nouvelle page de Jazz Chorus … Il a étudié la percussion et le piano avant de jouer du vibraphone, il dit avoir eu la révélation après avoir assisté à un concert du quintet de Philly Joe Jones au sein duquel officiait Bobby Hutcherson. Lorsqu’il s’installe à Lyon, il se glisse dans les jams et avec un vibraphone sous le bras ce n’est pas si facile… Il retrouve chez les gones quelques musiciens avec qui il a déjà collaboré et en découvre d’autres aussi, bref quand on a la classe ça ne pose pas trop de problème. Connu pour son jeu à la fois élégant et énergique, ses compositions et sa maîtrise de l’instrument font de lui un musicien très apprécié. Jazzman décomplexé, son univers couvre tout le patrimoine de la Great Black Music et pour son dernier projet « This time the dream’s on me », il a souhaité, lui aussi, donner dans les standards, mais pas forcément ceux de Broadway, avec une équipe de très solides gaillards : Etienne Déconfin au piano, Christophe Lincontang à la contrebasse et Sangoma Everett à la batterie.
« Embarqué dans une voiture très confortable »
Le disque est un vinyle, sa splendide pochette glamour semble venir d’une autre époque. Pour Jazz Rhône Alpes.com, Laurent Brun dit de lui : « A l’écoute, la sensation première est d’être embarqué dans une voiture très confortable, style Rolls Royce (j’imagine que c’est confortable, je n’y ai jamais mis les pieds), qui se met à accélérer et faire la folle par moment, histoire de se donner quelques frissons. Une voiture qui en a sous le capot. On n’est pas là pour la frime, on est là pour le plaisir du jeu, pour soi et pour ceux qui écoutent. Connivence, décontraction, tension quand il le faut, le groupe lâche les freins et décolle. Ça me rappelle les meilleurs moments de Jazz à Vienne (je parle de Jazz à Vienne comme d’une référence, d’un étalon, qui a fait mon éducation musicale, en gros la période d’avant l’entreprise de spectacles que cela est devenu). A cette époque – la préhistoire -, je fermais les yeux et la musique live m’envahissait comme une vague, comme un bienfait, comme le bras armé de la révolution en marche, un chant émancipateur qui appelait forcément un monde meilleur. » – 26 Nov 2025
Kristof Négrit : des rythmes hérités de la Guadeloupe
Caliente cette semaine avec un nouveau disque d’un jazz caribéen bien venu pour découvrir un peu l’ « Etat d’âme » du batteur et compositeur Kristof Négrit à la tête d’un quartet qui dépote grave. Batteur-percussionniste guadeloupéen installé à Paris, Kristof Négrit reste « discret » de par chez nous et pourtant, après un parcours riche en collaborations avec de grandes figures de la scène caribéenne et jazz, un premier projet intime, personnel et ambitieux. L’album explore une palette large : jazz, afrobeat, gwo ka, zouk… Des rythmes hérités de la Guadeloupe, mêlés à des harmonies modernes et des compagnons magnifiques dont les noms ne nous sont certes pas inconnus : gros son du saxophone ténor d’Illyes Fertera, le toujours très beau piano de Julian Caetano et soutien efficace et solide de la contrebasse de Zacharie Abraham, quelques invités au grès des huit compositions du Patron. “Ce projet, c’est ma façon de mettre des notes sur ce que je ressens, de transformer mes expériences en musique.” – Kristof Négrit
Big Band de l’Oeuf : rendez-vous dimanche 8 mars à l’Espace Tonkin
Et pour les singles avant les albums, un chanteur, enfin… Jean-Michel Lamazou « l’envie de revenir aux fondamentaux … de se réfugier dans le confort de la tradition, comme un retour à la maison… » et de redonner ses visions de quelques chansons de Cole Porter, enregistré à Nashville. Et il y a ce trio délicieusement glamour des Puppini Sisters (Marcella Puppini, Kate Mullins et Emma Smith) réunies à nouveau pour « The Birthday party».
En ponctuation, une nouvelle dédicace à la mémoire du pianiste Richie Beirach avec sa dernière composition pour la dernière séance en studio du quartet Quest, c’était en 2011 pour « Circular Dreaming».
Et pour les annonces de concerts, le Big Band l’ŒUF emmené par Pierre Baldy-Moulinier avec toujours une belle brochette de musiciens bien connus de nos scènes donnera son « Astro Symphonie » le 8 mars à 18 :00 à L’espace Tonkin de Villeurbanne, qu’on se le dise…
Autour de l’actualité de deux nouveautés du disque:
- Etat d’âme – Kristof Négrit
- Circular Dreaming – Quest
- Star Eyes – Bernard Jean
- Yéla! Bwa Jolan – Kristof Négrit
- This Time the Dream’s on Me – Bernard Jean
- Mès’s – Kristof Négrit
- Nigh and Day – Jean-Michel Lamazou
- Never Let Me Go – Bernard Jean
- Total Eclipse of the Heart – The Puppini Sisters
- Crock Radio : Jazz Chorus mercredi 4 mars de 20 à 21h et dimanche 8 mars de 10 à 11 heures
SOL FM
Lundi prochain sur la radio SOL FM :
– « L’agenda historique et concerts de la semaine » dès 19h30
-« Crossroad Blues » à 21h30.
Les deux émissions encadrent « Autour de… », le tout en compagnie de Christian Ferreboeuf


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