On connaît déjà le programme de la prochaine saison de Jazz en Bièvre. Et il est relevé ! Et ce, pour une bonne raison…
Jazz en Bièvre, cette association construite autour du Jazz, née sous l’instigation de François Ghani, son président, à Primarette, petite commune iséroise de 700 habitants s’est au fil des années bien installée dans le paysage jazzique de la région.
Et proposera en 2026/2027, sa dixième saison.
Une saison que François Ghani et l’équipe de programmation qui l’entoure entendait muscler du fait de cet anniversaire.
Leïla Olivesi en ouverture
L’ouverture de la prochaine saison devrait se révéler de toute beauté, le 9 octobre 2026 puisque c’est la pianiste Leïla Olivesi accompagnés d’un presque big-band puisqu‘elle se produira en octet, qui arpentera la 1ère la scène de Primarette.
Pianiste, compositrice, arrangeuse, moulte fois primée, elle est en train de s’imposer sur la scène jazzique française, voire au-delà.
Gageons que ce concert fera le plein. Ce qui serait de bon augure pour une ouverture de saison !
Au programme la prochaine saison, également : Emma Rawicz. Un nom qui peut-être ne vous dit pas grand chose, mais à coup sûr ça ne va pas durer : en tournée, elle est programmée cet été à Jazz à Vienne.
Il s’agit d’une saxophoniste britannique qui vient de sortir son dernier album « Inkyra ».
Elle a 24 ans.
Il faudra compter aussi sur une autre saxophoniste et compositrice, allemande, multi-primée et également encore peu connue en France, Nicole Johänntgen, elle aussi étoile montante du jazz européen. qui jouera en quintet.
Si on rajoute à ce programme, Akpé Motion en décembre avec le trompettistc Alain Brunet qui a longtemps dirigé le festival drômois, « Parfum de Jazz », Passigiatta en avril et les Grenoblois de Moustik Haterz en juin 2027, l’inclinaison féminine est claire avec quatre formations sur six à prépondérance féminine.
« C’est une volonté de l’équipe de programmation pour répondre à cette thématique grandissante dans le Jazz », confirme François Ghani.
Une moyenne de 130 personnes par concert
Après les Lyonnais de Tango Libertad qui ont joué le 24 avril, il ne reste cette saison plus qu’un concert, le 5 juin, avec le sextet de Gilles Fabre pour terminer la saison actuelle.
L’occasion pour le président de Jazz en Bièvre de tirer un 1er bilan de cette saison Jazz qui s’est située « dans la continuité. »
» Il y a d’abord un public de fidèles, mais aussi à chaque concert, dans le même temps, constamment de nouveaux auditeurs », constate François Ghani.
Ce qui illustre l’ancrage de cette structure jazzique installée dans le monde rural qui a rassemblé en moyenne cette année 130 spectateurs cette saison, avec une pointe à 260 avec en mars dernier, lors du concert du saxophoniste Baptiste Herbin.
Ce qui fait la force de Jazz à Bièvre ? La réponse fuse aussitôt de la part de son président : « une équipe soudée de vingt bénévoles qui ont vraiment pris collectivement les rênes de l’association… »
Bref, à l’aube de ce dixième anniversaire, la pérennité semble bien assurée.
D’autant que contrairement à d’autres structures similaires qui souffrent actuellement particulièrement d’un retrait des collectivités, les subventions à Jazz en Bièvre se révèlent aussi…dans la continuité…
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Nuevo Tango
Le dernier concert en date de Jazz en Bièvre, le vendredi 24 avril, proposait les Lyonnais du Quinteto Libertad, adepte du Nuevo Tango qui travaillant notamment à partir d’arrangements sur des thème d’Astor Piazzola et de compositions propres, se veut à la rencontre de plusieurs influences, du tango, bien évidemment, de la musique savante occidentale, mais aussi du jazz.
Une très belle formation qui laissa cependant sur sa faim l’amateur de musique bleue, l’influence jazzique apparaissant malheureusement limitée dans les compositions, certes de belle facture…




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