Samedi 13 juin dans le cadre du festival « Jazz à cours et jardins », le duo Hadouk avec Didier Malherbe et Loy Ehrlich « Le Concile des Oiseaux ».
Quelques mots auparavant sur ce festival qui nous fait découvrir des lieux insolites, parfois inconnus (ouvert du public à cette occasion), programmant des élèves des ateliers JAZZ du CRR, et en deuxième et troisième partie des groupes jazz ou musiques improvisées de grande qualité.
De plus, rappelons que la participation est libre.
Ainsi ce samedi 13 juin, nous nous sommes retrouvés au parc de l’Epadh de la Maison Saint-Charles à la Croix-Rousse. Ambiance paisible, bucolique, hors du temps. Un public nombreux (près de 300 personnes de tout âge) s’était installé sur les chaises, les bancs ou plus simplement allongé dans l’herbe.
Des élèves de l’atelier jazz du CRR de Lyon sous la direction de Steven Criado ont proposé une série de pièces « Standards & More ». Toujours touchant et parfois impressionnant de voir des jeunes talents performer avec virtuosité, inventivité et engagement.
En deuxième partie « Les Chantefleurs » d’après « Les Chantefleurs » de Jean Wiener et Robert Desnos avec François Dumont D’Ayot aux saxes, flûtes et clarinettes, Michel Sanlaville à la contrebasse et Geneviève Laloy au chant. Une proposition singulière de Dumont D’Ayot qui a réalisé les arrangements, teintés de multiples couleurs sonores, laissant de longs moments d’improvisation, au service du texte.
Genevieve Laloy, pour son premier concert, su parfaitement tenir sa place, tant vocalement que scéniquement. Une belle réussite collective.
Enfin, le Duo Hadouk installa un univers de voyages, croisant le jazz, les musiques du monde, qu’elles soient orientales, asiatiques ou africaines.
Musiques ou l’on se laisse guider, s’imprégner des différents instruments traditionnels. Pour Maherbes – flûtes Bawu, doudouk, Khaen, ocarinas et pour Ehrlich – hajouj, awicha, gumbass, kora, ribab, laouto.
Des sonorités envoutantes, des thèmes subtils, peu de progressions harmoniques mais des mises en tensions puis des résolutions qui nous ramènent au thème initial. Tout se joue dans la complicité des musiciens (l’un soutient, l’autre s’envole pour se retrouver), dans l’élaboration du discours et la pertinence de l’imaginaire.
Deux musiciens virtuoses, complices de cinquante ans, curieux d’explorations sonores et humaines, toujours là, toujours majestueux et imprévisibles.
Le Concile des Oiseaux, un titre ten adéquation avec le concert : touchant, hypnotique, contemplatif, délicat.




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