Cette formation lyonnaise est née il y a deux ans seulement et commence à susciter un intérêt grandissant. Ce quartet qui a remporté au printemps dernier le Tremplin Jazz au Sommet/le Fil était en concert lors du Festival Jazz au Sommet, samedi 5 septembre à Saint-Genest-Malifaux dans le Pilat.
C’est la clarinettiste Joséphine Besançon, une musicienne issue du classique et de la musique contemporaine qui est la principale inspiratrice de cette formation à la rencontre de nombreuses influences.
Mais aucun doute, à l’écouter, Felsenlmeer a su se forger rapidement une vrai personnalité propre et propose une voix distincte parmi les nombreuses propositions qui émanent actuellement de la scène jazz.
Le quartet est mené par Joséphine Besançon (clarinettes, basse, si et mi bémol, voix et composition) aux belles envolées, entourée du guitariste au jeu dense, Charles Paillet, de Fanny Bouteiller qui à la contrebasse, assure une solide base rythmique, tandis que le batteur Matheo Ciesla apporte au groupe sa solide énergie.
Pour ses compositions, le quartet s’inspire beaucoup de paysages et de la nature.
A commencer par son nom qui est celui d’une mer de rocher découpée artistiquement par l’érosion au Canada…
Rien d’étonnant donc, si le premier album de Feselmeer est intitulé « Reliefs », il est sorti au printemps 2026 sous le label international Aut Records.
Il a été enregistré lors d’une résidence au club lyonnais, Le Périscope.
Les thèmes joués lors de ce concert illustrent bien cette tension poétique que sait susciter le quartet : de « Chute » ; à « Quicksand » (sables mouvants) en passant par « Eiscir », inspiré de paysages irlandais, et qui reprend en partie un air traditionnel de ce pays, voire encore Meltem, ce vent violent qui souffle en août dans la mer Egée…
En final, « Reliefs » qui a donné son nom à l’album, illustra la montée en puissance progressive de la plupart des morceaux, passant d’un calme éthéré, soufflant souvent ensuite en final de manière tempétueuse…
A écouter cette formation émergente, Felsenmeer, également lauréate de Jazz Migration, nul doute, il fait partie de ces groupes déjà arrivés à maturité.
Ses quatre musiciens proposent un jazz moderne et poétique, très imagé, qui avec ses influences multiples dessine des paysages musicaux dans lesquels on s’immerge avec bonheur.
Ce fut assurément le cas pour le public de Jazz au Sommet qui a assuré un chaleureux accueil au groupe lauréat du Festival qu’on ne devrait pas tarder à revoir sur la scène régionale.



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