Le temps d’une soirée, Jazz à Vienne laisse souffler un vent venu des Caraïbes. Un souffle où les rythmes populaires, les héritages africains et l’élégance du jazz se rejoignent dans une même célébration. Plus qu’un simple voyage musical, cette affiche dessine le portrait d’une culture qui n’a jamais cessé de se réinventer, portée par le goût du partage et de la transmission.

En ouverture, The Getdown donne le ton avec une musique née du plaisir de jouer ensemble. Autour de Laurent Coulondre et d’Arnaud Dolmen, les influences circulent librement entre les Antilles, Cuba et le jazz contemporain. Orgue Hammond, pianos, cuivres et percussions s’entrelacent dans une mécanique joyeuse où la virtuosité ne prend jamais le pas sur l’élan collectif. Le groupe cultive cette énergie rare qui transforme progressivement un concert en fête, sans jamais forcer l’enthousiasme.

Puis viennent les Buena Vista All Stars, dépositaires d’un patrimoine devenu universel. Emmené par plusieurs figures historiques de la grande aventure du Buena Vista Social Club, le collectif fait vivre un répertoire que l’on croit connaître par cœur mais qui retrouve, sur scène, toute sa fraîcheur. Derrière les incontournables du son cubain se révèle une musique profondément vivante, nourrie d’improvisation, de mémoire et de transmission. Chaque morceau raconte une histoire, chaque musicien prolonge un héritage qui traverse les générations sans jamais se figer.
Entre l’élan festif de The Getdown et l’élégance intemporelle des Buena Vista All Stars, cette soirée du jeudi 9 juillet rappelle que la musique cubaine ne relève pas de la nostalgie. Elle demeure une langue vivante, chaleureuse et généreuse, capable de réunir en quelques mesures les danseurs, les mélomanes et tous ceux qui aiment les musiques qui parlent autant au corps qu’au cœur.


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