Comme chaque été, le festival Parfum de Jazz, 27ème du nom, se promènera en Drôme provençale, des Baronnies au Tricastin. Au programme dix concerts principaux en soirée, six autres dans les villages et cinq « jazz gourmands », l’occasion de découvrir de nouvelles formations
C’est l’une de ses particularités : Parfum de Jazz, qui revient chaque année en Drôme provençale est d’abord un festival itinérant même si sa base et ses origines se trouvent à Buis-les-Baronnies. La tradition sera respectée cette année : l’édition 2026 démarrera par des concerts « Jazz au Village », à partir de fin juillet avant d’en arriver à partir du 11 août aux 10 concerts organisés en soirée, des Baronnies au Tricastin.
Comme il le fait depuis plusieurs années, le festival privilégie une approche féminine pour sa programmation, même si, ca et là, des musiciens sont insérés dans les formations programmées. « Parfum de Jazz, écrivent ses responsables, considère que la présence féminine est nécessaire à travers les choix de programmation ». Une telle approche est d’ailleurs de plus en plus partagée et revendiquée du côté de nombreux festivals et de la scène jazz.
Une programmation qui dépasse les frontières
Ajouter à cela une programmation qui dépassera largement les frontières : le premier concert organisé à Montbrun-les-Bains le 11 août recevra le Ehbam Quartet, qui propose une musique s’inspirant de plusieurs cultures et influences. Suivra le 12 à Mollans Katarina Pejak, tendance blues, venue de Serbie. Pour les trois soirées suivantes, Parfum de Jazz rejoindra Buis-les-Baronnies où, successivement, monteront sur scène le Nicole Johanntgen Quintet, Yazz Ahmed et Kinga Glyk, bassiste venue de Pologne.
En Tricastin : de Camille Heim à Sophie Alour, figure familière du festival
Le temps de déménager équipes de bénévoles et matériel, le Festival se poursuivra en Tricastin en rejoignant d’abord la Garde-Adhémar pour recevoir le Camille Heim Quintet dont les instruments rassemblés (flûte basse, harpe, trombone, drums et bandoneon) élaborent une musique recherchée privilégiant d’étranges et séduisants équilibres. Suivra à Saint-Restitut le Lisa Murcia Quintet qui y dévoilera son Nana Project. Enfin, le festival prendra ses derniers quartiers à Donzère pour les trois derniers concerts : Ariane Racicot, venue du Canada, avec son trio, reviendra sur son plus récent album, « Danser avec le feu ». Lui succédera Marion Rampal qui remporte actuellement un franc succès avec l’album « Song for Abbey », dans lequel la chanteuse reprend, là encore en quintet, en majorité des chansons d’Abbey Lincoln.
Sophie Alour pour clôturer le festival
Enfin, clôturera le festival une figure familière : Sophie Alour. Déjà invitée à Parfum de Jazz par le passé dans divers projets, elle jouera cette fois en « leader » son nouvel album « Nouveaux Mondes » (sortie attendue cet automne).
A noter enfin le retour de ce 27ème Parfum de Jazz à calendrier traditionnel et à un festival en continu, des Baronnies jusqu’en Tricastin durant le mois d’août. L’an dernier, on s’en souvient, le festival avait inversé son déroulé en s’ouvrant dès juillet en Tricastin et à Pierrelatte. D’évidence, l’expérience n’aura pas été concluante. Pierrelatte d’ailleurs ne prévoit pas d’accueillir de concert cette année.
Egalement pendant le festival
– Atelier d’écriture avec Ahmed Tiab
– Cinéma : jeune public « Le livre de la jungle » et adulte « Soundtrack to a coup d’état » et « Whiplash »
– Conférence de Jean-Paul Ricard sur Mary Lou Williams
– Exposition « Les femmes dans le jazz » à travers les pochettes de disques vinyles, avec visite guidée de Jean-Paul Boutellier
– Stages de jazz vocal et jazz instrumental, 5 jours
-Lundi 10 août 21 h : Place de la tour de Safre – Pièce de théâtre musical « Ma belle cousine » – Année Sévigné.
La billetterie est ouverte : https://www.parfumdejazz.com/




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