C’est le seul festival du genre à Lyon et peut-être même en France. Son originalité réside dans le fait que les concerts se déroulent en plein air, dans des jardins privés, ouverts seulement pour cette occasion. François Dumont d’Ayot, lui-même musicien de jazz, son créateur à la tête de 25 bénévoles avait eu des sueurs froides sur la pérennité de ce festival l’année dernière, suite à une diminution drastique de ses subventions.
Celles-ci devraient être cette fois au rendez-vous. Avec ses 15 000 euros de budget, le Festival n’aura lieu en cette année 2026 que deux week-ends au lieu de trois. Mais la programmation variée de cette quinzième édition s’avère plutôt alléchante. Des concerts à la participation libre.
Qu’on en juge !
Pendant les quatre soirs de ce Festival, quatre groupes phares de la scène Jazz qui seront précédés par des formations led la région et du CRR de Lyon, donneront le « la ».
Charlier/Winsberg/Sourisse
Le festival ouvrira le 7 juin avec le trio Charlier/Winsberg/Sourisse, « Le monde l’envers ».
Ils alignent depuis une trentaine d’années plus de… 1 500 concerts. André Charlier à la batterie et Benoît Sourisse au piano piano et l’orgue Hammond ne cessent d’approfondir une relation musicale et humaine d’une qualité et d’une longévité exceptionnelle.
Ce tandem incontournable de la scène hexagonale a collaboré à travers leurs nombreux albums avec des musiciens tels que Didier Lockwood, Biréli lagrène, Philip Catherine et bien d‘autres.
Ils ont été rejoints en trio par Louis Winsberg, le fondateur du groupe mythique de jazz-rock-fusion Sixun (samedi 6 juin au parc de l’Archevêché).
Oboman Fillon, « Happy men »
Le dimanche 7 juin, place à Jean-Luc Oboman Fillon « Happy men ».
La musique de ce nouvel ensemble est inspirée par le trio du clarinettiste Jimmy Giuffre et du guitariste Jim Hall ; dans la même veine de la recherche d’une esthétique sonore sobre et ancrée dans la tradition du jazz.
Au final, la combinaison de leur musique est basée sur le blues et le swing mais dotée en parallèle de formes musicales parfois complexes, évoquant même parfois la musique de chambre classique.
Avec ces « Happy Men », Oboman prolonge son rôle de pionnier du hautbois jazz en expérimentant de nouvelles alliances sonores…
Le répertoire est majoritairement constitué de compositions originales. (Maison bouliste du Point du Jour)
Hadouk duo
Le samedi 13 juin, après « les Chantefleurs », le Hadouk duo va permettre d’entendre un des spécialiste français de cet instrument rare entre de nombreux autres à caractère ethnique : Didier Malherbe.
Hadouk est ainsi formé du duo éponyme formé par Didier Malherbe et Loy Ehlrich.
Ils interpréteront « Le concile des oiseaux ».
Leur collection aligne hajouj, awicha, gumbass, kora, ribab, laouto… et l’étonnant cellito d’amore !
Leur musique conjugue l’Orient, l’Afrique et l’Occident avec l’improvisation qui fait l’essence du jazz. Un vrai voyage, surprenant. (Maison Saint-Charles, Lyon 1er)
Céline Bonacina et Laurent Dehors
Enfin, le Festival se terminera le 14 juin avec un duo de choc : Céline Bonacina et Laurent Dehors.
Ces deux instrumentistes explorent toute une palette d’émotions, au gré de leurs compositions personnelles.
Ils inventent un jazz mélodique à la fois simple d’écoute et complexe à jouer.
Céline Bonacina cumule les distinctions : elle a été nominée aux Victoires du Jazz en 2012, Talent Jazz Adami en 2013, Lauréate du Tremplin Rezzo Jazz à Vienne, etc.
On l’a entendue, en 2022 et 2023 e dans le fameux Ladies All Stars de l’organiste Rhoda Scott.
De son côté, Laurent Dehors est un musicien très prolifique, par sa discographie avec 15 albums au compteur dont le derniers’intitule « OK Boomer ».
C’est un poly-instrumentiste qui joue de toute la gamme des clarinettes, du saxophone (particulièrement ténor et soprano), de la cornemuse, de la flûte à bec. Rien de moins ! (Au domaine Lyon-Saint-Joseph à Sainte-Foy-lès-lyons)


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